Objet: le Collectif Urgence Darfour demande à Bernard Kouchner de récuser la légitimité de la candidature d'Omar El Béchir aux élections présidentielles soudanaises.
Par Bernard SCHALSCHA, secrétaire général du collectif Urgence Darfour.
Nous aimerions que l’année 2010 soit celle où notre collectif constate qu’il n’est plus nécessaire. Quel plaisir ce serait d’organiser une grande fête à laquelle seraient invités toutes les associations, toutes les personnalités, toutes celles et ceux qui, un jour où l’autre se sont mobilisés à nos côtés pour apporter un soutien aux populations civiles darfouries, et d’annoncer : nous pouvons nous auto-dissoudre, le Darfour est maintenant en paix, les déplacés et les réfugiés ont pu rentrer dans leurs villages, ils ont récupéré leurs terres et peuvent à nouveau les cultiver, sans la menace des janjawids et des bandes de pillards, les femmes ne se font plus violer, le gouvernement central de Khartoum aide la région grâce à l’argent du pétrole, construit des écoles, des hôpitaux des routes, il ne considère plus les Noirs africains du Darfour comme des sous-hommes et de mauvais musulmans... Mais on en est loin. La paix et la justice ne sont encore qu’un rêve au Soudan.
Le mandat d'arrêt international lancé contre Omar El-Béchir par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerres et crimes contre l'humanité fait de plus en plus sentir ses effets : le gouvernement soudanais vient d'annoncer qu'il ne se rendra pas au sommet de Copenhague sur le changement climatique
Huguette Chomski Magnis, vice-présidente du collectif Urgence Darfour
Une grande nouvelle pour les très nombreux Darfouris réfugiés au Royaume-Uni : le gouvernement britannique va cesser de les renvoyer à Khartoum ! En effet le Home Office (ministère de l'Intérieur) vient de reconnaître officiellement que les Darfouris d'ethnie non arabe étaient non seulement exposés aux persécutions ethniques au Darfour mais en danger n'importe où au Soudan. En conséquence, les autorités de Londres mettent un terme au renvoi de Darfouris au Soudan. Tous les réfugiés du Darfour africains noirs non arabes pourront obtenir le droit d'asile - à la seule exclusion de ceux qui auraient commis des crimes de guerre.
Le président soudanais Omar Hassan Al-Bashir a repoussé sa visite prévue ce lundi 9 novembre en Turquie à l'occasion d'un sommet de l'Organisation de la conférence islamique. L'annonce est intervenue quelques heures après que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan a défendu la visite d'El-Béchir en disant : "Un musulman ne peut jamais commettre de génocide." Après avoir assené cet argument imparable, Erdogan, qui a déjà visité le Darfour, a ajouté que durant son séjour, il n'y avait remarqué aucun génocide... Doit-on vraiment s'en étonner lorsqu'on sait que le gouvernement turc n'a toujours pas "remarqué" les nombreux génocides des populations non-turques (arménienne, assyro-chaldéenne-syriaque, grecque, kurde, etc.) commis en Turquie même ? Il n'est pas inutile de rappeler que la Turquie est parmi les rares pays n'ayant pas encore ratifié le Statut de Rome qui exige la conformité avec les décisions de la CPI. Il est vrai que ce Statut stipule que la compétence de la Cour concerne les crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale : a) Le crime de génocide ; b) Les crimes contre l’humanité ; c) Les crimes de guerre ; d) Le crime d’agression... Toute relation avec des crimes commis par l'Etat turc est totalement fortuite.
Ci-dessous la traduction par le Collectif VAN de l'article en anglais paru sur Hurriyet en date du 8 Novembre 2009.
EN FRANCE: 1 MILLION DE SIGNATURES POUR LE DARFOUR
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EUROPETITION D'URGENCE aux chefs de gouvernements et aux institutions de l’Union européenne pour l’envoi immédiat d’une force de protection internationale au Darfour.
A Mesdames et Messieurs les chefs de gouvernement des États membres de l’Union européenne, A Monsieur José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, A Monsieur Javier Solana, Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune
Nous, citoyens français et européens, ne pouvons rester plus longtemps indifférents et passifs face à la véritable guerre contre les civils qui se déroule actuellement au Darfour, dans l’ouest du Soudan.
L’armée soudanaise et les milices janjawids ont massacré par villages entiers, principalement en raison de leur identité « africaine noire », leurs concitoyens fours, massalits, zaghawas… qui constituent la majorité des six millions d’habitants du Darfour.
Certains parlent du premier génocide du XXIe siècle.
Déjà 400 000 hommes, femmes et enfants innocents sont morts. Des dizaines de milliers de personnes ont été violées, torturées et terrorisées. Plus de deux millions et demi d’autres ont été chassées de chez elles. Chaque heure, chaque jour, le nombre de victimes augmente !
L ’ONU a qualifié les exactions commises contre les populations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et a saisi la Cour pénale internationale.
L’action humanitaire est intentionnellement entravée par le gouvernement soudanais: des ONG ont ainsi été obligées de suspendre leurs programmes et de quitter la zone, quand elles n’ont pas été tout simplement expulsées.
Aujourd’hui selon les observateurs des Nations unies, plus de deux millions et demi de réfugiés ou personnes déplacées n’ont pas ou plus accès à l’aide internationale et sont désormais exposés à la mort par malnutrition et maladie.
Cette situation insupportable qui perdure au Darfour déstabilise encore plus cette région déjà fragilisée et aggrave d’autres désastres humanitaires au Tchad et en République centrafricaine.
En quatre ans, dix résolutions ont été votées par les Nations unies sans aucun résultat concret sur le gouvernement de Khartoum.
En décembre dernier, au moment de quitter ses fonctions, Kofi Annan reconnaissait que le Darfour était le plus grave échec de l’ONU de ces dernières années.
Chaque minute coûte la vie à davantage d’innocents.
Mesdames, Messieurs, comme l’a demandé le Parlement européen dans sa résolution du 15 février 2007 votée à l’unanimité, vous devez agir maintenant !
En droite ligne avec la résolution 1706 du Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats européens doivent envoyer immédiatement une force d’interpositionayant pour mandat de :
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protéger effectivement les populations d’un massacre généralisé
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mettre en place des corridors humanitaires sécurisés permettant aux organisations humanitaires d’accéder à l’ensemble des populations nécessitant une aide vitale ;
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déférer devant la Cour pénale internationale tous les individus inculpés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
D’autre part, il faut :
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établir une zone d’exclusion aérienne sur tout le Darfour ;
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appliquer des sanctions ciblées, conformément à la dernière résolution du Parlement européen ;
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favoriser les conditions d’un véritable accord de paix entre toutes les parties, permettant aux populations déplacées ou réfugiées de retourner sur leurs terres en toute sécurité.
Il est du devoir de l’Europe d’intervenir aujourd’hui et d’exercer sa responsabilité de protéger !
IMPORTANT : Aidez-nous en relayant cette pétition ! Si nous voulons être entendu, nous avons pour objectif de réunir, en France, 1 million de signatures ! Faites signer cette pétition au plus de personnes possible, autour de vous ! Envoyez-la, par e-mail, à tous vos contacts de messagerie, et demandez leur qu'ils la relaient à leur tour... pour créer, ainsi, une chaîne d'union pour le DARFOUR.
lundi 26 février 2007
Euro-Pétition : cadre juridique et organisationnel
Collectif Urgence Darfour
1° CADRE JURIDIQUE
L’ Euro-Pétition - Darfour s’inscrit dans le cadre défini par les articles 21 et 194 du Traité CE, disposition introduite par le traité de Maastrich (1993) :
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Le droit de pétition est ouvert à tout citoyen de l’Union européenne et à toute personne physique et morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un Etat membre, individuellement ou en association.
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Les pétitions doivent mentionner le nom, la nationalité et l'adresse du domicile de chacun des pétitionnaires. L'adresse du domicile est remplacée par l'adresse email, si la pétition est récoltée de manière electronique.
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Elles doivent être rédigées dans une des langues officielles de l’Union européenne
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Elles doivent être adressées par courrier à :
EuroPétition - Darfour 91, rue du Fbg St Honoré 75008 Paris
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Soit soumise, par voie electronique, sur le site : www.europetition-darfour.org. Le Collectif Urgence Darfour s'engage, en tout état de cause, à respecter la loi en vigueur concernant le respect de la vie privée, et à ne faire aucun usage commercial des informations collectées.
2° CADRE ORGANISATIONNEL
Toutes les associations, institutions ou médias français peuvent s’associer à cette Euro-pétition – Darfour.
Un comité de parrainage ouvert aux personnalités sera également mis en place à partir du 1er Mars 2007.
Chaque partenaire devra avoir pris connaissance du texte de la pétition et avoir adressé un mail à euro-petition@urgencedarfour.com pour confirmer
Le Collectif Urgence Darfour (France) est le coordinateur de cette opération. Il a pour rôle de valider les partenariats, et de veiller au respect déontologique et citoyen.
La liste des associations, institutions, médias participant sera indiquée par ordre alphabétique.
3° CALENDRIER
Le lancement de cette Euro-pétition - Darfour est prévu en mars 2007.